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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
L’armée <le l’archiduc occupa, par ce mouve-ment, une ligue perpendiculaire sur l’extrêmegauche de l’armée française ; son extrême droitese trouva à Landshut à douze lieues de Munich ,plus près de trois lieues que la gauche fran-çaise, qui en était à quinze lieues. C’était parsa droite qu’il voulait manœuvrer , débouchantpar les vallées de l’Issen , de la Roth et de l’Iser.
Le I er décembre , à la pointe du jour, l’ar-chiduc déploya 60,000 hommes devant les hau-teurs d’Arnpfingen , et attaqua de front le lieu-tenant-général Grenier, qui n’avait que 20,000hommes, dans le temps qu’une autre de sescolonnes, débouchant par le pont de Cray-bourg, se porta sur les hauteurs d’Achau , enarrière et sur le flanc droit de Grenier. Le gé-néral Ney, d’abord forcé de céder au nombre,se reforma, remarcha en avant et enfonça huitbataillons; mais l’ennemi continuant à déployerses grandes forces, et débouchant par les valléesde l’Issen, le lieutenant - général Grenier futcontraint à la retraite. La division Grandjean,de la réserve, s’avança pour le soutenir ; Gre-nier prit position à la nuit sur les hauteursde Ilaag. L’alarme fut grande dans l’armée fran-çaise , le général en chef fut déconcerté. 11 étaitpris en flagrant délit; l’ennemi attaquait, avecune for te masse, ses divisions séparées et épar-