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pillées. Le général Legrand , après avoir soutenuun combat tr^s-vif dans la vallée de l’Issen,avait évacué Do'rfen.
Cette manœuvre de l’armée autrichienne étaitfort belle,et ce premier succès lui en promettaitde bien importants. Mais l’archiduc ne sut pastirer parti des circonstances, il n’attaqua pasavec vigueur le corps de Grenier, qui ne perditque quelques centaines de prisonniers et deuxpièces de canon. Le lendemain i décembre, ilne fit que de petits mouvements , ne dépassapas Haag, et donna le temps à l’armée françaisede se rallier et de revenir de son étonnement.11 paya cher cette faute, qui fut la premièrecause de la catastrophe du lendemain.
Moreau ayant eu la journée du a pour se re-connaître, espéra avoir le temps de réunir sonarmée. Il envoya l’ordre à Sainte-Suzanne, qu’ilavait mal à propos laissé sur le Danube , de seporter avec ses trois divisions sur Frcisingen;elles ne pouvaient y être arrivées que le 5 ; à Le-courbe, de marcher toute la journée du 3 pours’approcher sur la droite et prendre, à Ebers-berg, les positions qu’occupait Richepanse , afinde masquer le débouché de Wasserbourg ; il nepouvait y arriver que dans la journée du 4 ?à Richepanse et à Decaen, de se porter au dé-bouché de la forêt de Hohenlinden , au village