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pas le cas de parader. Il fallait attaquer par lagauche et par le centre, par la droite en co-lonnes et au pas de charge, tête baissée. Enprofitant ainsi de sa grande supériorité, il eûtentamé et mis en déroute les divisions Ney etHardy.
Il eût dû, dès le lendemain, pousser les Fran-çais, l’épée dans les reins et à grandes journées;il fit la faute de se reposer, ce qui donna letemps à Moreau de se rasseoir et de réunir sesforces. Son mouvement avait complètement sur-pris l’armée française; elle était disséminée; ilne fallait pas lui donner le temps de respireret de se reconnaître. Mais, à moins que l’ar-chiduc n’eût eu le bonheur de remporter ungrand avantage, l’armée française, rejetée audelà de l’Iser, s’y fût ralliée, et n’eût pas moinsfini par le battre complètement.
Ses dispositions pour la bataille de Holien-linden sont fort bien entendues; mais il acommis des fautes dans l’exécution. La na-ture de son mouvement voulait que son arméemarchât en échelons , la droite en avant ;que la droite commandée par le général La-tour, et les flanqueurs du général Kienmayer ,fussent réunis et aux mains avec le corps dulieutenant-général Grenier, avant que le centreil'entrât dans la forêt. Fendant ce mouvement,