Band 
Tome deuxième. [2/1.]
Seite
62
JPEG-Download
 

MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

fia

peu de résolution; soit qu’il vît avec peine legénéral Brune, avec qui il était mal, à la têted’une aussi belle armée que celle d’Italie ; soitqu’une expédition de cette nature ne fût pasdans le caractère de ce général. Conduite parMasséna, Leconrbe ou Ney, une semblableopération aurait eu les plus grands résultats. Lepassage du Splugen offrait sans doute quelquesdifficultés; l’hiver n’est pas la saison la

plus défavorable pour le passage des montagnesélevées. Alors la neige y est ferme, le temps bienétabli, et l’on n’a rien à craindre des avalan-chés , véritable et unique danger à redoutersur les Alpes . En décembre, il y a, sur ces hautesmontagnes , de très-belles journées, d’un froidsec, pendant lequel règne un grand calme dansl’air.

Ce ne fut que le 6 décembre, que l’arméedes Grisons passa enfin le Splugen et arriva' àChiavenna . Mais au lieu de se diriger, par leliant Engadin,sur Botzen, cette armée vint semettre en deuxième ligne, derrière la gauchede l’armée d’Italie. Elle ne fit aucun effet,et ne participa en rien au succès de la cam-pagne; car le corps de Baraguey d’Hilliers , dé-taché dans le haut Engadin , était trop faible.Il fut arrêté dans sa marche par l’ennemi, etne pénétra à Botzen, que le 9 janvier , c’est-à-