DIPLOMATIE. - GUERRE. t) I
taires, cette armée était inutile, et eût renduplus de services, si on n’en eût formé qu’une seuledivision, que l’on aurait mise sous les ordresde Moreau ou de Brune . Mais le souvenir dela première était tel chez les Autrichiens, qu’ilspensèrent que cette seconde armée était desti-née à manoeuvrer comme l’autre, et à tombersur leurs derrières, soit en Italie, soit eu Alle-magne . Dans la crainte qu’elle^leur inspirait,ils placèrent un corps considérable dans lesdébouchés du Tyrol et de la Valteline , afinde la tenir en respect, soit qu’elle voulût sediriger sur l’Allemagne, ou sur l’Italie . Elleproduisit donc le bon effet, pendant une par-tie de novembre et de décembre , de para-lyser près de 4o,°oo ennemis, tant de l’arméed’Allemagne, que de celle de l’Italie . Ainsil’on peut dire que cette deuxième armée deréserve contribua au succès des armées fran-çaises , en Allemagne , bien plus par son nom,que par sa force réelle.
La bataille de Hohenlinden ayant entière-ment décidé des affaires d’Allemagne , 1 arméedes Grisons reçut ordre d’opérer en Italie , dedescendre dans la Yalteline, et de se porter aucœur du Tyrol , en débouchant sur la grandechaussée à Botzen. Le général Macdonald exé-cuta lentement cette opération et n’y mit que