MKMOIRFS DF. NAPOI.FON.
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obligée (le passer le Pô, le Minoio, l’Adige , laBrenta , avait déconcerté tons les projets desennemis sur la rive droite du Pô. Le généralMiollis, établi à Florence , maintenait le bonordre dans l’intérieur; et les batteries élevéesà Livourne , tenaient en respect les bâtimentsanglais . Les Autrichiens, qui s’étaient montrésen Toscane, s’étaient retirés, partie sur Venise pour en renforcer la garnison, et partie surAncône.
Le i 4 janvier, le général Miollis, instruitqu’une division de 5 à 6,000 hommes du corpsde Damas, s’était portée sur Sienne , dont elleavait insurgé la population, sentit la nécessitéde frapper un coup, qui prévînt et arrêtât lesinsurrections prêtes à éclater sur plusieursautres points. Il profita de la faute que ve-nait de commettre le général de Damas, offi-cier sans talent ni mérite militaire , de déta-cher aussi loin de lui une partie de ses for-ces, et marcha contre ce corps avec 3 ,000hommes. Le général Miollis rencontra les Na-politains et les insurgés en avant de Sienne ,les culbuta aussitôt sur cette ville, dont il forçales portes à coups de canon et de hache, etpassa au fil de l’épée tout ce qu’il y rencontrales armes à la main. 11 fit poursuivre, plusieursjours, les restes de ces bandes, et les rejeta au-