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Tome deuxième. [2/1.]
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NEUTRES.

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traité que cette puissance avait signé avec l’An-gleterre , en 1794; mais elle n’en était pas moinsimpolitique et déplacée; elle était subversivede tous les droits des neutres. C’était déclarerque le pavillon ne couvrait plus la marchan-dise, ou, autrement, proclamer que les mersappartenaient au plus fort. C’était agir dans lesens et conformément à l’intérêt de l’Angle-terre, qui vit, avec une secrète joie, la France elle-même proclamer ses principes , et auto-riser son usurpation. Sans doute les Améri-cains n’étaient plus que les facteurs de l’An-gleterre ; mais des lois municipales , régle-mentaires du commerce en France avec lesAméricains , auraient détruit un ordre de chosescontraire aux intérêts de la France ; la républi-que aurait pu déclarer tout au plus, que lesmarchandises anglaises seraient marchandisesde contrebande, pour les pavillons qui auraientreconnu les nouvelles prétentions de l’Angle-terre . Le résultat de cette loi fut désastreuxpour les Américains. Les corsaires français fi-rent de nombreuses prises; et aux termes de laloi, toutes étaient bonnes. Car il suffisait qu’unnavire américain eût quelques tonneaux demarchandises anglaises à son bord, pour quetoute la cargaison fut confiscable. Dans lemême temps, comme s’il n'y avait pas déjà