U)8 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
la question restait tout entière indécise. Letraité de 1794 et l’abandon des droits des neu-1 res lésaient essentiellement les intérêts de laFrance ; et l’on ne pouvait espérer de faire re-venir les États-Unis à l’exécution du traite de1778, à ce qu’ils devaient à la France et à eux-înèmes , qu’en opérant un changement dansleur organisation intérieure.
Par suite des évènements de la révolution,le parti fédéraliste l’avait emporté dans ce pays,mais le parti démocratique était cependant leplus nombreux. Le directoire pensa lui donnerplus de force, en refusant de recevoir deuxdes plénipotentiaires américains , parce qu’ilstenaient au parti fédéraliste, et en ne recon-naissant que le troisième , qui était du partiopposé. Il déclara d’ailleurs ne pouvoir en-trer dans aucune négociation , tant que l’Amé-rique n’aurait pas fait réparation des griefsdont la république française avait à se plain-dre. Le 18 janvier 1798, il sollicita une loides conseils, portant que la neutralité d’unbâtiment 11e se déterminerait pas par son pa-villon, mais par la nature de sa cargaison; etque tout bâtiment chargé, en tout ou en partie,de marchandises anglaises, pourrait être con-fisquç. La loi était juste envers l’Amérique , dansce sens, qu elle n’était que la représaille du