Il'i MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
meut. Vers la fin du mois de juillet, le der-.nier plénipotentiaire américain, M. de Gerry,qui était resté jusque alors à Paris , partit pourl’Amérique .
La France venait d’être humiliée; la deuxièmecoalition s’était emparée de l’Italie , et avaitattaqué la Hollande. Le gouvernement français fit faire quelques démarches par son ministreen Hollande, M. Pichon, près de l’envoyé amé-ricain , auprès de cette puissance. Des ouver-tures furent faites au président des États-Unis ,M. Adams. Celui-ci annonçant, à l’ouverturedu congrès, les tentatives faites par le gou-vernement français , pour rouvrir les négocia-tions, disait que, bien que le désir du gou-vernement des États-Unis fût de ne pas rompreentièrement avec la France , il était cependantimpossible d’y envoyer de nouveaux plénipo-tentiaires sans dégrader la nation américaine,jusqu’à ce que .le gouvernement français eutdonné les assurances convenables, que le droitsacré des ambassadeurs serait respecté. Il ter-mina son discours, en recommandant de fairede grands préparatifs pour la guerre. Maisla nation américaine était loin de partager lesopinions de M. Adams , sur la guerre avecla France . Le président céda à l’opinion géné-rale, et, le 25 février 1799, nomma minis-;