NEUTRES
A la même époque, un vaisseau anglais s’em-para d’un navire suédois , et le conduisit àElseneur ; mais bientôt, bloqué dans ce portpar plusieurs frégates danoises, il fut obligé derendre sa prise. Pendant les deux années sui-vantes, les esprits s’aigrirent encore. La destruc-tion de l’escadre française à Aboukir, les mal-heurs de la France dans la campagne de 1799,accrurent la superbe anglaise . A la fin de dé-cembre 1799, la frégate danoise la Ilanfenen,capitaine Van Dockum, escortait des bâtimentsmarchands de cette nation et entrait dans ledétroit, lorsqu’elle fut rencontré par plusieursfrégates anglaises. L’une d elles envoya un canot,' pour faire connaître au capitaine danois qu’onallait visiter son convoi. Celui-ci répondit quece convoi était de sa nation, qu’il était sousson escorte, qu’il en garantissait le pavillon etle chargement, et qu’il ne souffrirait pas qu’onle visitât. Aussitôt un canot anglais , se dirigeasur un navire du convoi, pour le visiter. Lafrégate danoise fit feu, blessa un Anglais , ets’empara du canot; mais le capitaine Vandoc-kuin le relâcha sur la menace des anglais , decommencer aussitôt les hostilités. Le convoifut conduit à Gibraltar .
Dans une note, par laquelle M. Merry, en-voyé anglais à Copenhague , demanda, le 10
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