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Tome deuxième. [2/1.]
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I iG MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

avril 1800, le désaveu, l’excuse et la répara-tion qu’était en droit d’attendre le gouverne-ment britannique ; il dit : « Le droit de visiter« et d’examiner les vaisseaux marchands en« pleine mer , de quelque nation qu’ils soient,« et quelle que soit leur cargaison ou desti-« nation, le gouvernement britannique le re-« garde comme le droit, incontestable de toute« nation en guerre; droit qui est fondé sur« celui des gens, et qui a été généralement ad-« mis et reconnu. »

A cette note, M. Bernstorf, ministre de Da-nemark , répondit, que le droit de faire visi-ter les bâtiments convoyés, n’avait été reconnupar aucune puissance maritime indépendante,et qu’elles ne pourraient le faire sans avilirleur propre pavillon ; que le droit convention-nel de visiter un bâtiment marchand neutre,avait été attribué aux puissances belligéran-tes, seulement pour s’assurer de la sincéritédu pavillon; que cette vérité était bien mieuxconstatée, quand c’était un bâtiment de guerrede la nation neutre qui le certifiait; que s’il enétait autrement, il s’ensuivrait que les plusgrandes escadres , escortant un convoi , se-raient soumises à l’affront de le laisser visiterpar un brick, ou même par un corsaire. Ilterminait en disant que le capitaine danois, qui