NBUTHKS.
1 1 7
avait repoussé une violence, à laquelle il ne de-vait. pas s’attendre, n’avait fait que son devoir.
La frégate danoise la Freya, escortant unconvoi marchand, se trouva, le juillet1800 , à l’entrée de la Manche, en présence dequatre frégates anglaises, sur les onze heuresdu matin. L’une d’elles envoya à bord de ladanoise, un officier, pour demander où elleallait, et prévenir qu’il allait visiter le convoi.Le capitaine Krapp répondit que son convoiétait danois; il montra à l’officier anglais lespapiers et les certificats qui constataient samission, et fit connaître qu’il s’opposerait àtoute visite. Alors une frégate anglaise se diri-gea sur le convoi, qui reçut ordre de se rallierà la Freya. En même temps, une autre frégates’approcha de cette dernière, et tira sur unbâtiment marchand. Le danois répondit à sonfeu, mais de façon que le boulet passa pardessus la frégate anglaise . Sur les huit heures,le commodore anglais arriva, avec son vaisseau,près de la Freya, et réitéra la demande de visiterle convoi sans aucune opposition. Sur le refusdu capitaine Krapp, une chaloupe anglaise sedirigea sur le marchand le plus voisin. Le da-nois donna ordre de tirer sur la chaloupe;alors le commodore anglais , qui prenait en flancla Freya, lui envoya toute sa bordée. Cette der-