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Tome deuxième. [2/1.]
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NEUTRES.

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de toutes les pertesque leur avaient fait éprouverles corsaires français , et, en dernier lieu, laloi du 18 janvier 1798. Ils convenaient que, deleur côté, ils dédommageraient le commercefrançais de celles qu’il avait essuyées. Mais labalance de ces indemnités était de beaucoupà l’avantage de l’Amérique . Les plénipoten-tiaires français firent aux ministres américainsle dilemme suivant : « nous sommes en guerre« ou en paix. Si nous sommes en paix et que« notre état actuel 11e soit qu’un état de més-« intelligence, la France doit liquider tout« le tort que ses corsaires vous auront fait.« Vous avez évidemment perdu plus que nous,« nous devons solder la différence. Mais alors« les choses doivent être établies comme elles« étaient auparavant, et nous devons jouir de« tous les droits et privilèges dont nous jouis-« sions en 1778. Si, au contraire, nous sommes« en état de guerre, vous n’avez pas droit« d’exiger des indemnités pour vos pertes,« tout comme nous n’avons pas le droit d’exi-« ger les privilèges des traités que la guerre a« rompus. »

Les ministres américains se trouvèrent fortembarrassés. Après de longues discussions, onadopta le mezzo-termine, de déclarer qu’uneconvention ultérieure statuerait sur l une ou