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MEMOIRES DE NAPOLÉON.
bons traitements et des égards qu’ils avaientreçus en France , surtout depuis l’arrivée dupremier consul. Bientôt la correspondance en-tre l’empereur Paul et ce dernier, devint journa-lière; ils traitaient directement des plus grandsintérêts et des moyens d’humilier la puissanceanglaise. Le général Sprengporten n’était paschargé de traiter de la paix, il n’en avait pas lespouvoirs. Il n’était pas non plus ambassadeur;la paix n’existait pas. C’était donc une missionextraordinaire : ce qui permit d’accorder, sansconséquence, à ce général toutes les distinc-tions propres à flatterie souverain qui l’avaitenvoyé.
§ vin.
L’expédition de l’amiral Dikinson et la con-vention préalable de Copenhague , qui enavait été la suite, avaient déconcerté le pro-jet des trois puissances maritimes du nord,d’opposer une ligue à la tyrannie des An-glais . Ceux-ci continuaient de violer tousles droits des neutres; ils disaient que, puis-qu’ils avaient pu attaquer, prendre et conduireen Angleterre la frégate la Freya avec sonconvoi, sans que, malgré cet évènement, leDanemarck eût cessé d’èti’e allié et ami de l’An-