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Tome deuxième. [2/1.]
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gleterre, la conduite de la croisière anglaiseavait été légitime; et, que le Danemarck avait,par cela même, reconnu le principe qu’il ne pou-vait convoyer ses bâtiments. Néanmoins cettedernière puissance était loin d’approuver l’in-solence des prétentions de l’Angleterre . Priseisolément et au dépourvu , elle avait cédé;mais elle espérait qu’à la faveur des glaces,qui allaient fermer le Sund et la Baltique ,elle pourrait , agissant de concert avec laSuède et la Russie , faire reconnaître les droitsdes puissances neutres. La Suède était indi-gnée de la conduite du cabinet de St.-James;et quant à la Russie , nous avons déjà faitconnaître ses motifs de haine contre les An-glais. Le traité du 3 o septembre entre la France et l’Amérique , venait de proclamer de nouveaules principes de l’indépendance des mers; l’hi-ver était arrivé ; le czar se déclara ouvertementpour ces principes que, dès le i 5 août, il avaitproposé aux puissances du nord de recon-naître.

Le 17 novembre 1800, l’empereur Paul or-donna, par un ukase, que tous les effets et mar-chandises anglaises, qui étaient arrêtées dansses états par suite de l’embargo qu’il avait missur les navires de cette nation, fussent réunison une masse, pour liquider tout ce qui serait

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