MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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guider, en pareilles circonstances, que par lesbouées ; mais les Danois , avec raison, les avaientôtées, ou mal placées exprès. 2 0 Les vaisseaux an-glais , en doublant le banc, étaient exposés à toutle feu des Danois , jusqu’à ce qu’ils eussent prisleur ligne de bataille. 3 ° Chaque vaisseau dés-emparé serait un vaisseau perdu, parce qu’ils’échouerait sur le banc, et cela sous le feu dela ligne et des batteries danoises.
Les personnes les plus prudentes croyaient"qu’il ne fallait pas entreprendre une attaquequi pouvait entraîner la ruine de la flotte. Nel-son pensa différemment, et fit adôpter le projetd’attaquer la ligne d’embossage et de s’emparerdes batteries de la couronne , au moyen de qoohommes de troupes. Appuyé à ces îles, lebombardement de Copenhague devenait facile,et le Danemarck pouvait être considéré commesoumis. Le commandant en chef ayant ap-prouvé cette attaque, détacha, le i er avril, Nel-son avec 12 vaisseaux de ligne et toutes les fré-gates et bombardes. Celui-ci mouilla le soir àDraco-Pointe, près du banc, qui le séparait de laligne ennemie, et si près d’elle, que les mortiersde l’île d’Atnak, qui tirèrent quelques coups,envoyèrent leurs bombes au milieu de l’escadremouillée. Le 2, les circonstances du temps étantfavorables, l’escadre anglaise doubla le banc,