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Tome deuxième. [2/1.]
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NEUTRES.

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lage des bombardes et chaloupes canonnières,qui auraient pu passer au-dessus du banc. LesDanois croyaient ainsi mettre Copenhague àl’abri du bombardement.

La nuit du 3o fut employée par les Anglais à sonder le banc ; et le 3i, les amiraux montè-rent sur une frégate, avec les officiers d’artil-lerie , afin de reconnaître de nouveau la ligneennemie et l’emplacement pour le mouillagedes bombardes. 11 fut reconnu que, si l’on pou-vait détruire la ligne d’embossage, des bom-bardes pourraient se placer pour bombarderle port et la ville; mais^que, tant que la ligned’embossage existerait, cela serait impossible.La difficulté, pour attaquer cette ligne, étaittrès-grande. On en était séparé par le bancde Middle-Ground , et le peu d’eau qui res-tait au-dessus de ce banc, ne permettait pasaux vaisseaux de haut bord de le franchir. Iln’y avait donc de possibilité qu’en le doublantet venant ensuite, en le rasant par stribord,se placer entre lui et la ligne danoise, opéra-tion fort hasardeuse. i° Car, on ne connais-sait pas bien le gisement et la longueur dubanc, et l’on n’avait que des pilotes anglais qui n’avaient navigué dans ces mers qu'avecdes bâtiments de commerce. On sait d’ailleursque les pilotes les plus habiles ne peuvent se