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Tome deuxième. [2/1.]
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\l\(y MÉMOIIIFS DF. NAPOLÉON.

l’effet qu’elle devait produire, cette ligne étaitsuffisamment forte et parfaitement placée; au-cune bombarde ou chaloupe canonnière nepouvait l’approcher. Pour les raisons ci-dessusénoncées, les Danois ne craignaient pas d’êtreattaqués par les vaisseaux de haut bord. Lorsdonc qu’ils virent la manoeuvre de Nelson , etqu’ils prévirent ce qu’il allait entreprendre, leurétonnement fut grand. Ils comprirent que leurligne n’était pas assez forte, et qu’il aurait fallula former, non de carcasses de bâtiments, maisau contraire des meilleurs vaisseaux de leur es-cadre; qu’elle avait trop d’étendue, pour lenombre de bâtiments qui y étaient employés;qu’enfin la droite n’était pas suffisamment ap-puyée; que s’ils eussent rapproché cette lignede Copenhague , elle n’eût eu que i 5 à 1800toises ; qu’alors la droite aurait pu être soutenuepar de fortes batteries, élevées sur l’île d’Àmack,qui auraient battu en avant de la droite, et flan-qué toute la ligne. Il est probable que, dans cecas, Nelson eût échoué dans son attaque; car illui aurait été impossible de passer entre la ligneet la terre, ainsi garnie de canons. Mais il étaittrop tard, ces réflexions étaient inutiles, et lesDanois ne songèrent plus qu’à se défendreavec vigueur. Les premiers succès qu’ils obtin-rent , en voyant échouer 3 des plus forts vais-