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Tome deuxième. [2/1.]
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NEUTIUÏS.

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« couvrait ses rivages, a amené au pavillon an-« glais. Cessez donc le feu , qu’il puisse pren-« dre possession de ses prises, ou il les fera« sauter en l’air avec leurs équipages, qui les« ont si noblement défendues. Les braves Da-« nois sont les frères et ne seront jamais les« ennemis des Anglais . » Le prince de Dane-uiarck, qui était au bord de la mer, reçutce billet, et, pour avoir des éclaircissementsà ce sujet, il envoya l’adjudant-général Lin-dholm auprès de Nelson, avec qui il conclutune suspension d’armes. Le feu cessa bientôtpartout, et les Danois blessés furent remis surle rivage. Cette suspension avait à peine eulieu, que trois vaisseaux anglais , y compriscelui que montait Nelson, s’échouèrent surle banc. Ils furent en perdition, et ils n’au-raient jamais pu s’en relever, si les batteriesavaient continué le feu. Ils durent donc leur sa-lut à cet armistice.

Cet évènement sauva l’escadre anglaise. Nel-son se rendit, le 4 avril, à terre. Il traversa laville au milieu des cris et des menaces de toutela populace ; et, après plusieurs conférencesavec le prince régent, on signa la conventionsuivante : « Il y aura un armistice de 3 mois« et demi, entre les Anglais et le Danemarck ;« mais uniquement pour la ville de Copenha-