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Tome deuxième. [2/1.]
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l48 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

qui avaient dû attaquer ces batteries, osa s’en-gager avec elles , comme si elle était soutenuepar le feu des vaisseaux. Mais elle souffrit con-sidérablement, et, malgré tous ses efforts, futobligée de renoncer à cette entreprise, et des’éloigner.

L’amiral Parker, qui était resté avec l’autrepartie de la flotte au-dehors du banc, voyantla vive résistance des Danois , comprit que laplupart des bâtiments anglais seraient dégrééspar suite d’un combat aussi opiniâtre; qu’ilsne pourraient plus manœuvrer, et s’échoue-raient tous sur le banc, ce qui eut lieu enpartie. Il fit le signal de cesser le combat, et deprendre une position en arrière; mais celamême était très-difficile. Nelson aima mieuxcontinuer l’action. Il ne tarda pas à être con-vaincu de la sagesse du signal de l’amiral, etil sff décida enfin à lever l’ancre et à s’éloi-gner du combat. Mais , voyant qu’une partie dela ligne danoise était réduite, il eut l’idée,avant de prendre ce parti extrême, d’envoyerun parlementaire proposer un arrangement. Ilécrivit, à cet effet, une lettre adressée aux bravesfrères des Anglais , les Danois, et conçue en cestermes: « Le vice-amiral Nelson a ordre de mé-« nager le Danemarck; ainsi il ne doit résister« plus long-temps. La ligne de défense, qui