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Tome deuxième. [2/1.]
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NEUTRES.

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périté future des puissances de la Baltique,du moindre acte de faiblesse, acte que la cir-constance ne pourrait justifier. L’Angleterre ,disait-il, avait en Egypte la plus grande par-tie de ses forces de terre, et avait besoin deplusieurs escadres, pour les couvrir et empê-cher celles de Brest, de Cadix, de Toulon ,d’aller porter des secours à l’armée française (l’Orient. Il fallait que l’Angleterre eût une es-cadre de quarante à cinquante vaisseaux pourobserver Brest , et plus de vingt-cinq vaisseauxdans la Méditerranée; en outre, elle devait tenirdes forces considérables devant Cadix et leTexel. Il ajoutait que la Russie, la Suède et leDanemarck pouvaient lui opposer plus detrente-six vaisseaux de haut bord bien armés;que le combat de Copenhague n’avait eu pourrésultat que la destruction de quelques car-casses, mais n’avait en rien diminué la puis-sance des Danois; que même, loin de changerleurs dispositions, il n’avait fait que porterl’irritation au dernier point; que les glaces al-laient obliger les Anglais à quitter la Baltique ;que, pendant l’hiver, il serait possible d’ar-river à une pacification générale; que, si lacour de Russie était décidée, comme il parais-sait par les démarches déjà faites, à conclurela paix, il fallait au moins ne faire que des