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Tome deuxième. [2/1.]
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NEUTRES.

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le Danemarck, ont reconnu des principes dif-férents.

Nous verrons, dans la guerre, qui suivit larupture du traité d’Amiens, que l’Angleterre alla plus loin, et que ce dernier principe qu’elleavait reconnu , elle le méconnaissait, en établis-sant celui du blocus, appelé blocus sur le pa-pier.

La Russie, la Suède et le Danemarck ontdéclaré, par le traité du 17 janvier 1801, queles mers appartenaient à l’Angleterre ; et par là,ils ont autorisé la France , partie belligérante,à ne reconnaître aucun principe de neutralitésur les mers. Ainsi, dans le temps même oùles propriétés particulières et les hommes noncombattants sont respectés dans les guerres deterre, on poursuit dans les guerres de mer, lespropriétés des particuliers, non-seulement sousle pavillon ennemi, mais encore sous le pavillonneutre; ce qui donne lieu de penser que, sil’Angleterre seule eût été législateur dans lesguerres de terre, elle eût établi les mêmes loisqu’elle a établies dans les guerres de mer. L’Eu-rope serait alors retombée dans la barbarie,et les propriétés particulières auraient été sai-sies comme les propriétés publiques.

Mémoires. — Gourgaud .— Tome II.

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