364 MEMOIRES l)E NAPOLÉON.
Brest, Toulon, Gênes , Civita-Vecehia; que l’es-cadre espagnole de Cadix s’armait avec acti-.vite ; et que des camps nombreux se formaientsur l’Escaut, sur les côtes du Pas-de-Calais , deNormandie et de Bretagne . Napoléon, nommégénéral en chef de l’armée d’Angleterre , par-courait toutes les côtes de l’océan, et s’arrêtaitdans tous les ports. Il avait réuni près de lui, àParis , tout ce qui restait des anciens officiersde marine , qui avaient acquis un nom pen-dant la guerre d’Amérique , tels que Buhor,Marigny, etc. Ils ne justifièrent pas leur répu-tation. Les intelligences que la France avaitavec les Irlandais-unis, ne pouvaient être telle-ment secrètes, que le gouvernement anglais n’en sût quelque chose. Lu première opiniondu cabinet de Saint-James, fut que tous cespréparatifs se dirigeaient contre l’Angleterre etl’Irlande; et que la France voulait profiter dela paix, qui venait d’être rétablie sur le con-tinent, pour terminer cette longue lutte parune guerre corps à corps. Ce cabinet pensaitque les armements, qui avaient lieu en Italie , nese faisaient que pour donner le change; que laflotte de Toulon passerait le détroit, opérerait sajonction avec la flotte espagnole à Cadix ; qu’ellesarriveraient ensemble devant Brest , et condui-raient une armée en Angleterre et une antre