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de Caramanic, et en envoyant prendre desrenseignements sur celles de Damiette , ou surtout autre point, d’où il eût pu avoir des nou-velles de l’armée et d’Alexandrie .
§ V.
Aussitôt que l’amiral eut débarqué l’artillerieet ce qu’il avait à l’armée de terre, ce qui futl’affaire de quarante-huit heures, il devait le-ver l’ancre, et se tenir à la voile, soit qu’il at-tendît de nouveaux renseignements pour entrerdans le port d’Alexandrie, soit qu’il attendîtdes nouvelles de l’armée avant de quitter cesparages. Mais il se méprit entièrement sur saposition. Il employa plusieurs jours à rectifiersa ligne d’embossage; il appuya sa gauche der-rière la petite île d’Aboukir; et, la croyantinattaquable, il y plaça ses plus mauvais vais-seaux, le Guerrier et le Conquérant. Ce dernier,le plus vieux de toute l’escadre , ne portait, àsa batterie basse, que du 18. Il fit occuper lapetite île, et construire une batterie de deuxpièces de Il plaça, au centre, ses meilleursvaisseaux, l’Orient, le Francklin, le Tonnant,et à l’extrémité de sa droite, le Généreux, undes meilleurs et des mieux commandés del’escadre. Craignant pour sa droite , il la fit