bataille navale n’ aboukir. !85
seaux de son aile, il pouvait anéantir l’escadreanglaise; mais il resta paisible spectateur ducombat!
Le contre-amiral Villeneuve étant brave etbon marin, on se demande la raison de cettesingulière conduite? Il attendait des ordres!...On assure que l’amiral français lui donna celuid appareiller, et que la fumée l’empêcha del’apercevoir. Mais fallait-il donc un ordre pourprendre part au combat et secourir ses cama-rades ?...
L’Orient a sauté à onze heures; depuis cetemps, jusqu’à deux heures après midi, c’est-à-dire pendant treize heures , on s’est battu.C’était alors Villeneuve qui commandait; pour-quoi donc n’a-t-il rien fait? Villeneuve étaitd’un caractère irrésolu et sans vigueur.
§ IX.
Les équipages des trois vaisseaux qui s’é-chouèrent, et des deux frégates, débarquèrentsur la plage d’Aboulûr. Une centaine d’hommesse sauvèrent de l’Orient , et un grand nombrede matelots des autres vaisseaux se réfugièrent àterre, au moment où l’affaire était décidée, enprofitant du désordre des ennemis. L’armée serecruta par-là de 3,5oo hommes; on en formaune légion nautique forte de trois bataillons, et