1er et s’apercevoir que l’on se battait depuisvingt heures. Il coupa ses câbles et prit le large,emmenant le Guillaume-Tell qu’il montait, leGénéreux et les frégates la Diane et la Justice.Les trois autres vaisseaux de son aile se jetèrentà la côte sans se battre. Ainsi, malgré le terribleaccident de l’Orient, malgré la singulière iner-tie de Villeneuve, qui empêcha cinq vaisseauxde^tirer un seul coup de canon, la perte et ledésordre des Anglais furent tels que, vingt-quatre heures après la bataille, le pavillon tri-colore flottait encore sur le Tonnant ; Nelsonn’avait plus aucun vaisseau en état de l’atta-quer. Non-seulement le Guillaume - Tell et leGénéreux, ne fuient suivis par aucun vaisseauanglais , mais encore les ennemis, dans l’état dedélabrement où ils étaient, les virent partiravec plaisir. L’amiral Brueis défendit avec opi-niâtreté l’honneur du pavillon français; plu-sieurs fois blessé, il ne voulut point descendreà l’ambulance. Il mourut sur son banc de quart,en donnant des ordres. Casablanca , Thevenardet du PeLit-Thouars acquirent de la gloire danscette malheureuse journée. Le contre-amiralVilleneuve, au dire de Nelson et des Anglais ,pouvait décider la victoire, même après l’ac-cident de J Orient. A minuit encore, s’il eûtappareillé et pris part au combat avec les vais-
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