BATAILLK NAVALK d’abOUKIR. 187
sauvée, l’expédition de Syrie n’éprouvait pointd’obstacle; l’artillerie de siège se transportaitsûrement et facilement au-delà du désert, etSaint-Jean-d’Acre n’arrêtait point l’armée fran-çaise . La flotte française détruite, le divans’enhardit à déclarer la guerre à la France .L’armée perdit un grand appui, sa positionen Égypte changea totalement, et Napoléondut renoncer à l’espoir d’assurer à jamais lapuissance française dans l’Occident , par lesrésultats de l’expédition d’Égypte .
§ X.
Depuis que les moindres vaisseaux que l’onmet en ligne sont ceux de 74,’les armées na-vales de la France, de l’Angleterre, de l’Es-pagne , n’ont pas été composées de plus detrente vaisseaux. Il y en a eu cependant qui,momentanément, ont été plus considérables.Une escadre de trente vaisseaux de ligne est,sur mer, ce que serait, sur terre, une arméede 120,000 hommes. Une armée de 120,000hommes est une grande armée, quoiqu’il y enait eu de plus fortes. Une escadre de trentevaisseaux a tout au plus le cinquième d’hom-mes d’une armée de 120,000 hommes. Elle acinq fois plus d’artillerie et d’un calibre très-supérieur. Le matériel occasionne à peu près