BATAILLE NAVALE o’aKOEKIK. J y3
nécessaires la guerre, la théorie est bonne pourdonner des idées générales, qui forment l’es-prit; mais leur stricte exécution est toujoursdangereuse. Ce sont les axes qui doivent servirà tracer la courbe. D’ailleurs, les règles mêmes•obligent à raisonner, pour juger si l’on doits’écarter des règles, etc.
Souventen force supérieure aux Anglais , nousn’avons pas su les attaquer, et nous avons laissééchapper leurs escadres, parce qu’on a perduson temps à de vaines manœuvres. La pre-mière loi de la tactique maritime doit être,qu’aussitôt que l’amiral a donné le signal qu’ilveut attaquer, chaque capitaine ait à faire lesmouvements nécessaires pour attaquer un vais-seau ennemi, prendre part au combat et sou-tenir ses voisins.
Ce principe est celui de la tactique anglaisedans ces derniers temps. S’il avait été adoptéen France , l’amiral Villeneuve , à Aboukir, nese serait pas cru innocent de rester inactif vingt-quatre heures, avec cinq ou six vaisseaux,c’est-à-dire la moitié de l’escadre, pendant quel’ennemi écrasait l’autre aile.
La marine française est appelée à acquérirde la supériorité sur la marine anglaise. LesFrançais entendent mieux la construction, etles vaisseaux français , de l’aveu'rnême des An-
Mémoires. — Gourgaud.—Tome 11. i3