IQ1 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
changent, ou ne sont pas les mêmes sur toutl’espace que couvre sa ligne. C’est donc de tousles métiers celui où les subalternes doivent leplus prendre sur eux.
Il faut attribuer à trois causes les pertes denos batailles navales : i° à l’irrésolution et aumanque de caractère des généraux en chef;2 0 aux vices de la tactique; 3 ° au défaut d’ex-périence et de connaissances navales des ca-pitaines de vaisseau, et à l’opinion où sont cesofficiers, qu’ils ne doivent agir que d’après dessiguaux. Les combats d’Ouessant , ceux de larévolution dans l’Océan et dans la Méditer-ranée en g 3 ,.94 , ont tous été perdus par cesdifférentes raisons. L’amiral Villaret, brave desa personne, était sans caractère, et n’avaitpas même d’attachement à la cause pour la-quelle il se battait. Martin était un bon marin,mais de peu de résolution. Us étaient d’ailleursinfluencés tous deux par les représentants dupeuple, qui n’ayant aucune expérience, auto-risaient de fausses opérations.
Le principe de ne faire aucun mouvementque d’après un signal de l’amiral, est un prin-„ cipe d’autant plus erroné , qu’un capitaine devaisseau est toujours maître de trouver des rai-sons pour se justifier d’avoir mal exécuté lessignaux qu’il a reçus. Dans toutes les sciences