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Tome deuxième. [2/1.]
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DE L’ÉGYPTE . 1 1 5

Les esclaves faisant partie de la maison d’unbey sont adoptés par lui, et composent sa fa-mille. Intelligents et braves, ils s’élèvent suc-cessivement de grade en grade, et parvien-nent à celui de katchef et même de bey.

Les Mamelucks ont peu d’enfants, et ceuxqu’ils ont, ne vivent pas aussi long-temps queles naturels du pays. 11 est rare qu’ils se soientpropagés au-delà de la troisième génération.On a voulu attribuer la # stérilité des mariagesdes Mamelucks à leur goût anti-physique. Lesfemmes arabes sont grosses, lourdes; elles af-fectent de la mollesse, peuvent à peine marcher,et restent des jours entiers immobiles sur undivan. Un jeune Mameluck de quatorze à quinzeans, leste, agile, déployant beaucoup d’adresseet de grâces en exerçant un beau coursier, ex-cite les sens d’une manière différente. Il estconstant, que tous les beys, les katchefs, avaientd’abord servi aux plaisirs de leurs maîtres; etque leurs jolis esclaves leur servaient à leurtour ; eux-mêmes ne le désavouent pas.

On a accusé les Grecs et les Romains dumême vice. De toutes les nations, celle quidonne le moins dans cette inclination mons-trueuse, est, sans contredit, la nation fran-çaise. On en attribue la raison à ce que, de tou-tes , il n’en est aucune chez laquelle les femmes