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Tome deuxième. [2/1.]
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DE L ÉGYPTE . 2 | 7

On ne pouvait influer sur le pays et le re-louer que par eux. Quelques-uns descendentdu prophète, tel que le scheik elBékry; d’au-tres de la deuxième femme du prophète, telque le scheik el Sadda. Si le sultan de Con-stantinople était au Caire , à l’époque des deuxgi andes fêtes de l’empire , il les célébreraitchez l’un de ces scheiks. C’est assez faire con-naître la haute considération qui les environne.Elle est telle, qu’il n’est aucun exemple qu’onleur ait infligé une peine infamante. Lorsquele gouvernement juge indispensable d’en con-damner un, il le fait empoisonner, et ses fu-nérailles se font avec tous les honneurs dûs àson rang, et comme si sa mort avait été na-turelle.

Tous les Arabes du désert sont de la mêmerace que les scheiks, et les vénèrent. Les fellahssont Arabes , non que tous soient venus au com-mencement de l’hégire avec l’armée qui con-quit l’Égypte ; on ne pense pas que, par la suitede la conquête , il s’en soit établi plus de100,000. Mais comme, à cette époque, tousles indigènes embrassèrent la foi mahométane,ils sont confondus de même que les Francs et lesGaulois. Les scheiks sont les hommes de la loiet delà religion ; les Mamelucks et les janissairessont les hommes de la force et du gouverne-.