pour faire leur fouilles, avaient , disaient-ils,donné Vidée de l'expédition. Les quolibets pou-vaient sur eux, même en leur présence. Usappelaient un âne un savant, et disaient de Ca-farelli-Dufalga, en faisant allusion à sa jambede bois, Il se moque bien de cela, lui, il a unpied en France ; maisDufalga et les savants netardèrent pas à reconquérir l’estime de l’armée.
§ III.
Le 2i, on partit de Omedinar, à un heuredu matin. Cette journée devait être décisive. Ala pointe du jour, on vit, pour la premièrefois depuis Chebreiss, une avant-garde deMa-melucks d’un millier de chevaux, qui se re-plièrent avec ordre et sans rien tenter; quel-ques boulets de notre avant-garde les tinrent enrespect. A dix heures, nous aperçûmes Em-babeh et les ennemis en bataille. Leur droiteétait appuyée au Nil , où ils avaient pratiquéun grand camp retranché, armé de quarantepièces de canons, et défendu par une vingtainede mille hommes d’infanterie , janissaires,spahis et milice du Caire . La ligne de cavaleriedes Mamelucks appuyait sa droite au camp re-tranché, et étendait sa gauche dans la direc-tion des Pyramides, à cheval sur la route deGizeh. U y avait environ 9 à 10,000 chevaux,