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Tome deuxième. [2/1.]
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Égypte . — bataille gi:s pyùamidks. ^35autant qu’on en pouvait juger. Ainsi l’arméeentière était de 60,000 hommes, y compris l’in-fanterie et les hommes à pied qui servaientchaque cavalier. Deux ou trois mille Arabestenaient l’extrême gauche, et remplissaientl’intervalle des Mamelucks aux Pyramides. Cesdispositions étaient formidables. Nous igno-rions quelle serait la contenance des janissaireset des spahis du Caire , mais nous connaissionset redoutions beaucoup l’habileté et l’impé-tueuse'bravoure des Mamelucks. L’armée fran-çaise fut rangée en bataille , dans le même or-dre qu’à Chebreiss , la gauche appuyée auNil , la droite à un grand village. Le généralDesaix commandait la droite, et il lui falluttrois heures pour se former à sa position etprendre un peu haleine. On reconnut le campretranché des ennemis, et on s’assura bientôtqu’il n’était qu’ébauché. C’était un ouvragecommencé depuis trois jours, après la bataillede Chebreiss. Il se composait de longs boyaux,qui pouvaient être cfe quelque effet contre unecharge de cavalerie, mais non contre une atta-que d’infanterie. Nous vîmes aussi, avec debonnes lunettes, que leurs canons n’étaientpoint sur affût de campagne , mais que c’é-taient de grosses pièces en fer, tirées des bâti-ments et servies par les équipages de la flottille.