leur livrèrent Damas, Alep, Emesse, Cèsarée ,Jérusalem .La prise de Pelouse et d’Alexandrieles rendit maîtres de l’Égypte . Tout ce paysétait cophte et fort séparé de Constantinople par les discussions d’hérésie. Kaleb , Derar,Amroug, surnommés les glaives ou les épées duprophète , n’éprouvèrent aucune résistance.Tout obstacle eût été inutile. Au milieu des as-sauts , au milieu des batailles, ces guerriersvoyaient des houris au teirjt blanc et aux yeuxbleus ou noirs, couvertes de chapeaux de dia-mants, qui les appelaient et leur tendaient lesbras; leurs âmes s’enflammaient à cette vue,ils s’élancaient en aveugles et cherchaient lamort qui allait mettre ces beautés en leur puis-sance. C’est ainsi qu’ils se sont rendus maîtresdes belles plaines de la Syrie, de l’Égypte et dela Perse; c’est ainsi qu’ils ont: soumis le monde.
§ IV.
Un préjugé bien répandu et cependant dé-menti par l’histoire, c’est que Mahomet étaitennemi des sciences, des arts et de la littéra-ture. On a beaucoup cité le mot du calife Omar,lorsqu’il fit brûler la bibliothèque d’Alexandrie :« Si cette bibliothèque renferme ce qui se trouve« dans le Koran , elle est inutile ; si elle contientMémoires. — Gourgaud .— Tome II. 17