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Tome deuxième. [2/1.]
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u58 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

« autre chose, elle est dangereuse. » Un pareil faitet beaucoup d’autres de cette nature ne doiventpoint faire oublier ce que l’on doit aux califesarabes. Us étendirent constamment la sphèredes connaissances humaines, et enibellirent lasociété par les charmes de leur littérature. Ilest possible néanmoins que dans l’origine, lessuccesseurs de Mahomet aient craint que lesArabes ne se laissassent amollir par les arts etles sciences, qui étaient portés à un si haut pointdans l’Égypte, la Syrie et le bas-empire. Ilsavaient sous les yeux la décadence de l’empirede Constantin, due en partie à de perpétuellesdiscussions scholastiques et théologiques. Peut-être ce spectacle les avait-il indisposés contrela plupart des bibliothèques qui dans le faitcontenaient en majorité des livres de cette na-ture. Quoi qu’il en soit, les Arabes ont été pen-dant cinq cents ans la nation la plus éclairéedu monde. C’est à eux que nous devons notresystème de numération, les orgues, les cadranssolaires, les pendules et les montres. Rien deplus élégant, de plus ingénieux, de plus moralque la littérature persanne, et, en général, toutce qui est sorti de la plume des littérateurs deBagdad, et de Bassora .

Les empires ont moiiîs de durée en Asie quedans l’Europe , ce qu’on peut attribuer aux cir-