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Tome deuxième. [2/1.]
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ÉGYPTE.-KEI.IGION.

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il était aussi clans la nature d’une religion sen-suelle de favoriser les passions de ses sectateurs;et en cela la politique et le prophète ont pu setrouver d’accord (1).

Lorsqu’on voudra dans nos colonies donnerla liberté aux noirs et y établir une égalité par-faite, il faudra que le législateur autorise lapolygamie et permette d’avoir à la fois unefemme blanche , une noire et une mulâtreDès lors les différentes couleurs faisant partied'une même famille seront confondues dansl’opinion de chacune ; sans cela on n’obtiendrajamais des résultats satisfaisants. Les noirs se-ront ou plus nombreux ou plus habiles, et alorsils tiendront les blancs dans l’abaissement etvice versa.

Par suite de ce principe général de l’égalitédes couleurs, qu’a établi la polygamie, il n’y

(1) On comprend difficilement la possibilité d’avoir qua-tre femmes , dans un pays où il n’y a pas plus de femmesque d’hommes. C’est qu’en réalité, les onze douzièmes dela population n’en ont qu’une, parce qu’ils ne peuventen nourrir qu’une , parce qu’ils n’en trouvent qu’une. Maiscette confusion des races, des couleurs, et des nations queproduit la polygamie., existant dans la tête des nations,est suffisante pour établir l’union et la parfaite égalitéentre elles-