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Tome deuxième. [2/1.]
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a6l> MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

n’est nulle part supérieur à celui des hommes.

Il était donc naturel de n’en permettre qu’une,afin que tous pussent en avoir.

C’est encore un sujet de méditation que cecontraste entre l’Asie et l’Europe . Chez nous,les législateurs n’autorisent qu’une seule femme;Grecs ou Romains, Gaulois ou Germains, Es- \pagnols ou Bretons , tous enfin ont adopté cetusage. En Asie , au contraire, la polygamie futconstamment permise ; Juifs ou Assyriens, Tar-tares ou Persans, Egyptiens ou Turcomans,purent toujours avoir plusieurs femmes.

Peut-être faut-il chercher la raison de cettedifférence dans la nature des circonstances géo-graphiques de l’Afrique et de l’Asie . Ces paysétant habités par des hommes de plusieurs cou-leurs , la polygamie est le seul moyen d’empê-cher qu’ils ne se persécutent. Les législateursont pensé que pour que les blancs ne fussentpas ennemis des noirs, les noirs des blancs,les cuivrés des uns et des autres, il fallait lesfaire tous membres d’une même famille, et lut-ter ainsi contre ce penchant de l’homme, dehaïr tout ce qui n’est pas lui. Mahomet pensaque quatre femmes étaient suffisantes pour at-teindre ce but, parce que chaque homme pou-vait avoir une blanche, une noire, une cuivréeet une femme d’une autre couleur. Sans doute