tiennes se sont trouvées surprises sans leurvoile , et couvertes seulement de cette longuechemise bleue qui compose le vêtement desfemmes de fellahs, elles prenaient le bas deleur chemise pour cacher leur figure, aimantmieux découvrir le milieu et le bas de leur corps.
Le général en chef eut plusieurs fois occasiond’observer quelques femmes des plus distin-guées du pays, auxquelles il accorda des au-diences. C’étaient ou des veuves de beys ou dekatchefs, ou leurs épouses, qui, pendant leurabsence, venaient implorer sa protection. Larichesse de leur habillement, la noblesse deleur démarche , de petites mains douces, debeaux yeux, un maintien noble et gracieux etdes manières très-élégantes dénotaient en ellesdes femmes d’un rang et d’une éducation au-dessus du vulgaire. Elles, commençaient tou-jours par baiser la main du sultan Kébir (i)quelles portaient ensuite à leur front, puis, àleur estomac. Plusieurs exprimaient leurs de-mandes avec une grâce parfaite , un son devoix enchanteur, et développaient tous les ta-lents , toute l’aménité des plus spirituelles Eu-