5 O MÉMOIRES Dû NAPOLÉON.
pérations aux armées, françaises qu’on a ainsiaffaiblies par des garnisons; ce qui n’a faitque rendre plus faciles et plus éclatants lessuccès du prince Ferdinand de Brunswick .En fortifiant les capitales , les généraux ontà leur disposition toutes leurs ressources ,toutes leurs richesses , toute leur influence.Ils y trouvent des caves, des édifices publics,qui servent à contenir les magasins de l’ar-mée. Ces villes ayant presque toutes eu an-ciennement des fortifications, ont encore desremparts en maçonnerie, ou des écluses, etc.,ce cpii est. utile; tandis que des places de terrene sont pas à l’abri d’un coup de main, à moins(pie l’on n’y mette une garnison aussi nombreuseque dans un camp retranché. Quel travail im-mense ne faudrait-il pas pour élever des bloe-khouse, qui missent à l’abri des injures de l’air,des bombes et des obus, les magasins de l’ar-mée ! Si l’armée de réserve est composée derecrues non exercées, elle ne sera d’aucuneutilité, ni pour rallier l’armée et l’arrêter dansune défaite, ni pour contenir le pays. Ce sys-tème crée des points vulnérables à l’ennemiqui, chez lui,ala faculté de changer à volontéses lignes d’opérations.
Les provinces conquises doivent être conte-nues dans l’obéissance au vainqueur par des