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vint naturellement s’établir en potence sur sonextrême gauche. Les Russes ne pouvaient doncpas nous battre partiellement, puisqu’ils n’é-taient pas réunis, et que nous n’avions de déta-chements que devant leurs détachements d'égalesforces. On n’a jamais reproché au duc de Casti-gliorie de n’être pas un bon tacticien, et de nepas savoir bien remuer un corps de douze àquinze mille hommes ; d’ailleurs Napoléonétait à l’église d’Eylau , il a vu défiler le septièmecorps, il l’a fait déployer, et il n’eût pu débou-cher en colonne au milieu de la grêle de mitrailleet de balles qui pleuvait près de l’église et ducimetière; ce corps d’armée s’avança dans le plusbel ordre, et déployé; les ailes de chaque divi-sion soutenues par une colonne à distance depeloton. La neige tombait à flocons, elle ob-scurcit un moment l’atmosphère. Augereau pritune direction divergente et souffrit à lui seulplus que tout le reste de l’armée ensemble.
La manœuvre d’Iéna a manqué ! ! ! De*»5o,ooo Prussiens , les plus belles troupes dumonde, pas un seul homme ne s’est sauvé, sice n’est le roi avec quelques escadrons. Maisi° l’armée prussienne n’était pas rassemblée àIéua ; la colonne de droite de l’armée fran-çaise n’était pas de 3o,ooo hommes, elle étaitformée par le troisième corps que commandait