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Tome deuxième. [2/2.]
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jour. Mais s’il l’eût perdu, l’armée prussiennene pouvait pas passer la Saale devant lui; 6,000Français et vingt-quatre pièces de canon étaientsuffisants pour en défendre le passage : ainsiquand le prince d’EckmiiU eût été forcé dansle défilé de Kosen et obligé de repasser la Saale ,cela 11’eût point influé sur le sort de la ba-taille d’Iena . La perte de l’armée prussiennen’en eût été peut-être que plus assurée. Si leprince d’Eckmüll eût débouché par Dorubourgà trois lieues d’Iéna , comme on le propose,l’armce prussienne eût échappé, elle eût pu ar-river derrière la Saale . La marche rétrogradedu prince de Ponté-Corvo mit à même le princed’Eckmüll de se couvrir d’une gloire immor-telle et de porter au plus haut point la réputa-tion de l’infanterie française ; mais dans tousles cas la victoire était assurée à léna.

Lorsqu’on veut parler d’une bataille où ontassisté 200,000 contemporains, ne serait-ilpas plus sage d’étudier les localités et les faits,de consulter les hommes qui ont été à mêmede les connaître ? Si on est pardonnable de setromper sur le col des Alpes qu’Annibal fran-chit il y a deux mille ans, on est inexcusablede ne pas connaître la topographie d’un champd’opérations, d’évènements modernes, sur les-quels on veut dogmatiser. L’auteur des Consi-