NOTES ET MÉLANGES. 85
bail et remporta la mémorable victoire de Wa-gram en juillet.
L’archidu-c a fait à Essling , et depuis cette ba-taille, tout ce qu’il devait faire et pouvait faire.Dans cette journée, périrent les généraux, ducsde Montebello et St.-IIilaire, deux héros, lesmeilleurs amis de Napoléon ; il en versa des lar-mes. Ceux-là n’eussent pas manqué de constancedans ses malheurs, ils n’eussent pas été infidèlesà la gloire du peuple français. Le duc de Monte-bello était de Lectoure ; chef de bataillon, ilse fit remarquer dans les campagnes de 1796en Italie ; général, il se couvrit de gloire enEgypte , à Montebello , à Marengo, à Auster-litz, à Jéna, à Pultusk, à Friedland, à Tudella ,à Sarragosse, à Eckmuhl, à Essling , où il trouvaune mort glorieuse. Il était sage, prudent, au-dacieux , devant l’ennemi d’un sang-froid im-perturbable. Il avait eu peu d’éducation , lanature avait tout fait pour lui; Napoléon quiavait vu les progrès de son entendement, enmarquait souvent sa surprise. Il était supérieura tous les généraux de l’armée française sur lechamp de bataille, pour manœuvrer a 5 ,ooohommes d’infanterie. Il était encore jeune etse fut perfectionné; peut-être fût-il mêmedevenu habile, pour la grande tactique qu’il