NOTES ET MÉLANGES. tü3
le prince de Metternich proposa le congrès dePrague ; il fut accepté : ce n’était qu’un simu-lacre ; la cour de Vienne avait déjà pris desengagements avec la Russie et la Prusse ; elleallait se déclarer au mois de mai, quand les suc-cès inattendus de l’armée française l’obligèrentà marcher avec plus de prudence. Quelques ef-forts quelle eut faits, son armée était encorepeu nombreuse, mal organisée, et peu en étatd’entrer en campagne. Le prince de Metter-nich demanda les provinces illyriennes, et unefrontière sur le royaume d’Italie; le grand-duchéde Varsovie , la renonciation de Napoléonau protectorat de la confédération du Rhin,à la médiation de la confédération suisse , età la possession de la 3a e division militaireet des départements de la Hollande. Ces con-ditions excessives étaient évidemment misesen avant, dans l’opinion quelles seraient reje-tées. Cependant le duc de Vicence se renditau congrès de Prague , et les négociations com-mencèrent : tous les moyens employés pouramener les puissances à se désister de quelquepartie de leurs prétentions, avaient procuréquelques modifications insignifiantes : Napo-léon se décida à des concessions importantes,et à les faire porter à l’empereur d’Autriche parle comte de Bubna qui résidait à Dresde . L’a-