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Tome deuxième. [2/2.]
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NOTES ET MÉLANGES. ï 5 I

«lu Ilur$ Scipion quitta brusquement les montagnes tle laLigurie au bruit du passage d’Annibal, comme lit M. deMêlas ; mais plus heureux que le général autrichien, il avaitdéjà passé le l’ô à Plaisance et s’était porté sur le Tésin,lorsqu’il rencontra l’armée carthaginoise. Les Autrichiens,au contraire, n’étaient encore arrives qu’à la hauteur d’A-lexandrie , lorsque les deux armées modernes se joignirentà Marengo. La bataille que le général autrichien perditdans cette situation fut et devait être décisive, tandis quele combat que le consul romain perdit sur le Tésin, l’o-bligea seulement à repasser le Pô, sans lui faire perdre sacommunication avec Rome, d’où il attendait scs renforts.Un coup-d’œil sur la carte suffit pour faire connaître cettedifférence de situations, et pour montrer en même tempsque Napoléon, tout en coupant la ligne d’opérations deson adversaire, conservait cependant la sienne, et la pos-sibilité de faire sa retraite en cas de malheur, par la valléed’Aost sur les Alpes, et delà sur Genève . »

Ces deux opérations n’ont rien de commun ;les comparer, c’est n’avoir conçu ni l’une, nil’autre. i° Scipion ne prit pas position derrièreles Alpes maritimes, après le passage du Rhône par les Carthaginois; il envoya ses troupes enEspagne , et de sa personne il joignit à Plai-sance l’armée du préteur Manlius . 2° Annibaln’a jamais formé le projet de franchir les Alpes de revers, sur uu point imprévu par sou en-nemi ; il a marché droit devant lui, a traverséles Alpes cotiennes et est descendu sur Turin ;il n’a passé ni à Lyon , ni à Seyssel , ni à .St.-