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Tome deuxième. [2/2.]
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NOTES ET MÉLANGES. 277

avec l’imagination et l’opinion des grandesmasses qu’il a constamment agi. Il comptaitsur l’amour-du peuple français et de l’armée ;sa marche et les acclamations qui l’ont accom-pagné du golfe Juan à Paris , ont surpris tout,le monde, excepté lui.

Le maréchal Soult a servi le roi de bonnefoi; il fut alors accusé de trahison par un partitoujours extrême; mais ces mouvements detroupes qu’on lui reprochait, leur placementsi d’accord par le fait avec la marche de Napo-léon, avaient été exécutés par l’ordre précis duroi et sur la demande réitérée des plénipoten-tiaires français au congrès de Vienne. Quandil apprit le débarquement à Cannes , il crutque la gendarmerie en ferait raison, si Napo-léon n’avait pour but l’Italie. Le duc Camba-cérès, le duc de Bovigo, le duc d’Otrante , lecomte Carnot, ont souvent avoué à Napoléon dans les cent jours , que telle était aussi leuropinion ; qu’ils ne supposaient pas qu’il pût ja-mais arriver à Paris , et que les évènementsqui venaient de se passer avaient été pour euxune révélation des sentiments secrets du peu-ple et de l’armée.