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Tome deuxième. [2/2.]
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NOTES ET MELANGES. 3 o 3

intérêts qu’elle avait conquis pendant vingt-cinq ans de sacrifices et de triomphes. Si ellevit sans inquiétude relever le trône de la troi-sième dynastie, c’est qu’elle avait le besoin dela paix, et qu’elle entendit l’héritier présomp-tif de la couronne lui dire : « Bien n’est changéen France si ce n’est qu’il y a un Français deplus. » Cette conduite n’était pas nouvelle :Henri IV vainqueur de ses sujets leur avaitdonné des garanties, il avait abjuré, il s’étaitenvironné des ligueurs, il avait poussé le de-sir d’inspirer la confiance, jusqu’à éloigner delui et des emplois ceux-mêmes qui l’avaientrendu vainqueur à Coutras , à Arques, à Ivry :il savait que l’amour des hommes est hors dupouvoir des baïonnettes, et qu’un roi qui nerègne pas sur le cœur de ses peuples n’est rien ,et cependant Henri IV n’avait pas à respecterles droits acquis par une révolution, que sesvictoires avaient fait reconnaître de toute l’Eu-rope.

Sans doute, si le cardinal de Richelieu eûttenu les rênes de l’état en 1814, son vaste gé-nie eût embrassé d’un coup d’œil la positionde son roi, régnant par les droits de sa nais-sance et par les règles de la hiérarchie féodale ,sur une nation fière de tant de victoires, heu-reuse par les lois qu’elle s’était données do-