3o4 MÉMOIRES DE NAPOLÉON,
puis 1789. lise fût dit que la contre-révolution,si on la tentait, ne pouvait s’opérer que parla volonté constante de la coalition, et par laprésence en France et l’emploi des armées en-nemies ; que, du moment où les baïonnettesétrangères quitteraient le sol de la patrie , lanation rentrerait dans la jouissance de son in-dépendance, que le sentiment de ses véritablesintérêts et de ses droits se réveillerait avec uneforce nouvelle; que le besoin de l’égalité et dela liberté serait plus fort que jamais et qu’alorsun trône national, c’est-à-dire un trône fran-chement constitutionnel, pourrait seul conve-nir aux intérêts du roi et du peuple.
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« Enfin, que si le caractère distinctif du gouvernement deNapoléon avait été, comme on le prétendait, l’arbitraire etla force , il fallait que le caractère distinctif du gouverne-ment royal fût la justice et la modération. ”
Justice, mais pour qui? pour les proprié-taires que les lois de la révolution ont dépouil-lés violemment de leurs propriétés, par celaseul qu’ils avaient été fidèles à leur légitimesouverain , aux principes d’honneur qu’ils te-naient de leurs ancêtres ? ou pour les acqué-reurs qui, avec confiance, ont acquis en con-séquencè des lois d’une autorité illégitime ?