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Tome deuxième. [2/2.]
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334 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

aussi parvenir une lettre par le même canal,mais un peu plus tard, c’est-à-dire vers le com-mencement d’avril. Fouché voulut s’entremêlerde cette affaire, et il la gâta ; tout ce qu’il tou-chait sentait l’intrigue, et Napoléon en avaithorreur. Au lieu d’éloigner les princesses et derepousser leurs demandes, comme il auraitpeut-être dû le faire, il céda aux instances età la confiance que lui inspirait le duc de Bas-sano : ce ministre obtint la continuation despensions dont la duchesse d'Orléans et la du-chesse de Bourbon jouissaient avant i8i 4; ellesfurent même augmentées. Le duc de Gaëte eûtordre de présenter le décret, qui rentrait dansles attributions des finances.

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« La dépêche télégraphique annonçant cette nouvelle ,fut apportée sur-le-champ à Napoléon par le duc de Bas-sano, et ce ministre , malgré l’opposition de plusieurs per-sonnages, décida Napoléon à répondre, par le télégraphe,qu’il approuvait la capitulation. Au même instant, uneseconde dépêche annonça que le général Grouchy n’avaitpas cru devoir autoriser, sans l’aveu de Napoléon, l’exécu-tion de la convention, et que le duc d’Angoulême s’étaitconstitué prisonnier. M. de Bassano se hâta de transmettreles premiers ordres de Napoléon, et ne l’instruisit de l’an-nulation de la convention , que lorsque l’obscurité de lanuit eut rendu impossible toute communication télégra-