356 MÉMOIRES DE NAPOLÉON,
des intentions pacifiques des hautes-puissances alliées;animées d’un même esprit, invariables dans leur pointde vue et indissolubles dans leur alliance, elles sontprêtes à entrer en négociation dès qu’elles auront lacertitude que l’empereur des Français admet les basesgénérales et sommaires que j’ai indiquées dans monentretien avec le baron de St-Aignan .
Dans la lettre de V. Exc., cependant, il n’est faitaucune mention de ces bases. Elle se borne à expri-mer un principe partagé par tous les gouvernementsde l’Europe et que tous placent dans la première lignede leurs vœux. Ce principe toutefois ne saurait, vu sagénéralité, remplacer des bases. LL. MM. désirentque S. M. l’empereur Napoléon veuille s’expliquer surces dernières, comme seul moyen d’éviter que, dèsl’ouverture des négociations, d’insurmontables diffi-cultés n’en entravent la marche.
Le choix de la ville de Manlieim semble ne pas pré-senter d’obstacles aux alliés, sa neutralisation et lesmesures de police, entièrement conformes aux usages,que propose V. Exc., ne sauraient en offrir dans au-cun cas.
Agréez, monsieur le duc, les assurances de maliante considération.
Signé le prince ne Metternicu.