MÉMOIRES DU NAPOLÉON.
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Votre excellence a maintenant la lettre que S. M.me dicta le 16 pour elle, et qui s’est croisée avec cellequelle a elle-même écrite à S. M. le 17.
Elle a vu que l’empereur sentait le besoin d’un ar-mistice. Quant aux conditions auxquelles il peut êtreconclu, S. M. m’ordonne de faire connaître à votreexcellence que, quelles que soient les circonstances,elle 11e consentira jamais à aucune condition désho-norante; et quelle regarderait comme déshonorantau plus haut degré, de remettre aucune place fran-çaise ou de payer aucune somme d’argent quel-conque : mais que pour racheter de l’occupation del’ennemi une portion quelconque du territoire fran-çais , elle consentirait à remettre en Italie Venise etPalma-Nova, et en Allemagne Magdebourg et Ham-bourg ; bien entendu que les garnisons reviendraientlibres en France , et que les magasins, l’artillerie queS. M. a mis dans ces places, et les vaisseaux deguerre qui sont sa propriété, lui seraient réservés.
S. M. m’ordonne d’ajouter qu’elle n’a jamais exigéd’argent pour prix soit d’un armistice, soit de lapaix: qu’elle a seulement exigé, en signant la paix, lesolde des contributions qu’elle avait frappées sur lespays qu’elle avait occupés par ses armées; ce quel’ennemi ne saurait demander, puisqu’il n’a pointfrappé de contributions en France .
Quant au traité de paix, l’empereur me charge dedire à votre excellence, que la Franco devra con-server ses limites naturelles sans restriction ni dimi-